La base sous-marine de Saint-Nazaire vue de l'autre côté du bassin : un long bloc de béton gris aux alvéoles ouvertes sur l'eau, où sont amarrés des canots de sauvetage orange, derrière une écluse du port

Base sous-marine de Saint-Nazaire

Bâtie par l'occupant à partir de 1941 pour ses sous-marins, restée debout dans une ville rasée, la base sous-marine de Saint-Nazaire se visite librement, toit compris, avant ses travaux de 2027 ; Escal'Atlantic, le sous-marin Espadon, les visites guidées, les tarifs 2026.

  • Loire-Atlantique (44)
  • Lieux Insolites
  • Architecture contemporaine

Crédit photo : Raimond Spekking / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

En bref

  • À voir : les alvéoles et l'exposition « Au-delà du béton », en accès libre ; le toit, sa vue sur le port et les chantiers ; Escal'Atlantic et le sous-marin Espadon, payants.
  • Gratuit : la base et son toit, tous les jours ; en 2026, le toit ouvre de 9 h à 17 h de novembre à février. Il fermera en 2027, pour un an de travaux.
  • Tarifs 2026 : Escal'Atlantic 15 €, l'Espadon 13 €, la visite guidée de la base 6 € ; de 4 à 17 ans, 7,50 €, 6,50 € et 3 €. Tout pour visiter
  • En hiver : Escal'Atlantic et l'Espadon n'ouvrent en novembre que le 1er et le 11, puis du 19 au 31 décembre, sauf les 24 et 25.
  • Venir : parking P5 au pied de la base, gratuit le dimanche ; bus H3 depuis la gare. La Baule et Guérande sont à vingt minutes.
  • Autour : la ville et ses plages, sur notre page que faire à Saint-Nazaire ; la Brière à vingt-cinq minutes.

Au bord du bassin du port de Saint-Nazaire, la base sous-marine est un bloc de béton d’environ 300 mètres de long et 130 de large, haut de 18 mètres, percé de quatorze alvéoles où s’abritaient les sous-marins allemands. Restée debout au milieu d’une ville rasée par les bombardements, elle a longtemps été la cicatrice de Saint-Nazaire, avant de devenir, depuis les années 1990, un lieu qu’on traverse et qu’on visite : ses alvéoles et son toit sont en accès libre, et elle abrite l’office de tourisme, le musée des paquebots Escal’Atlantic et une salle de concerts.

Une forteresse pour les U-Boote

L’Organisation Todt, le génie de l’Allemagne nazie, commence les travaux en 1941, sur l’ancien port d’où partaient les paquebots pour l’Amérique centrale : le bassin est vidé et le sol creusé de huit mètres. En seize mois, quelque 5 000 ouvriers, volontaires ou requis, élèvent huit formes pour réparer les sous-marins à sec et six bassins à flot, sous un toit plusieurs fois épaissi : de 3,50 mètres au départ, la dalle passe à 5,55 mètres en 1943, puis reçoit une grille de poutres, le Fangrost, conçue pour faire exploser les bombes avant le béton. Une plaque, à l’intérieur, rend hommage aux républicains espagnols et aux travailleurs forcés qui l’ont construite. L’équipe de l’écomusée le rappelle : on n’a toujours pas de document complet sur le nombre de ces ouvriers ni sur leurs nationalités.

Deux flottilles de sous-marins y sont basées. La ville, elle, paie le prix de ce voisinage : bombardée dès 1941, puis surtout à partir de 1942, elle est détruite aux quatre cinquièmes, notamment dans la nuit du 28 février 1943. La base, elle, reste intacte. Restée enfermée dans la « poche » allemande après la Libération, Saint-Nazaire n’est libérée que le 11 mai 1945. Le célèbre raid britannique de mars 1942, l’opération Chariot, visait non pas la base mais la grande forme-écluse Joubert, voisine, seule capable d’accueillir le cuirassé Tirpitz.

De la cicatrice au lieu public

La ville reconstruite, à partir de 1949, a d’abord tourné le dos à la base. En 1994, le projet Ville-Port entreprend de la rendre à la ville : les murs sont percés en janvier 1997, une rampe mène au toit, Escal’Atlantic ouvre en avril 2000. De 2003 à 2007, les architectes de l’agence LIN créent une rue intérieure qui traverse le bâtiment, la salle de musiques actuelles du VIP et le grand volume du LiFE, et posent sur le toit un radôme, la coupole qui protégeait un radar de l’aéroport berlinois de Tempelhof. La base porte depuis 2009 le label « Architecture contemporaine remarquable » ; elle n’est pas protégée au titre des monuments historiques.

Le toit de la base sous-marine : des rangées parallèles de poutres de béton, des passerelles à garde-corps et, au fond, la coupole blanche du radôme devant les immeubles de la ville
Le toit, ses poutres et le radôme - Vinckie / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Visiter

Relevé le 31 octobre 2026 sur le site de l’office de tourisme Saint-Nazaire Renversante :

  • Les alvéoles, en accès libre toute l’année. Dans l’alvéole 10, l’exposition « Au-delà du béton », gratuite et en trois langues, raconte la construction et les traces qu’elle a laissées : coffrages, rails, camouflage. Elle est accessible en fauteuil.
  • Le toit, gratuit, par la rampe ou par l’ascenseur voisin de la billetterie : vue sur le port, les chantiers navals, le pont de Saint-Nazaire et l’estuaire. En 2026, il ouvre tous les jours de 9 h à 17 h de novembre à février, plus tard à la belle saison (jusqu’à 22 h l’été). Le Jardin du Tiers-Paysage de Gilles Clément y pousse depuis 2009. La Ville a annoncé des travaux d’étanchéité pour 2027 : le toit sera fermé environ un an, et le jardin disparaîtra ; une exposition permanente doit s’y installer en 2028.
  • Escal’Atlantic, dans la base : un parcours sur les paquebots transatlantiques, du Normandie au France, avec près de 200 objets, sur trois niveaux, en une heure à une heure et demie. Tarifs 2026 : 15 €, 13 € en tarif réduit, 7,50 € de 4 à 17 ans, gratuit avant 4 ans. Ses collections relèvent de l’écomusée de Saint-Nazaire, musée de France.
  • La visite guidée de la base, « histoire d’une reconquête », 1 h 10, le dimanche de mars à novembre : 6 €, 5 € en tarif réduit, 3 € de 4 à 17 ans. La dernière de 2026 a lieu le 1er novembre.
  • Les horaires d’hiver : en 2026, les sites payants (Escal’Atlantic, l’Espadon, EOL et l’écomusée) n’ouvrent en novembre que le 1er et le 11, puis du 19 au 31 décembre, sauf les 24 et 25, de 9 h 30 à 13 h et de 14 h à 18 h. Le calendrier de 2027 n’est pas publié.
  • Les pass : le PASS Renversant (30 €, 15 € de 4 à 17 ans) ouvre en illimité, pour l’année, Escal’Atlantic, l’Espadon, EOL et l’écomusée. Demi-tarif sur présentation d’un billet de train ou de bus de moins de quatorze jours.
L'intérieur sombre d'une alvéole en eau : de hauts murs de béton de part et d'autre, l'eau du bassin qui brille vers l'ouverture lumineuse au fond
Une alvéole en eau, vue de l’intérieur - Rama / Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0 FR

L’Espadon, dans l’écluse fortifiée

À dix minutes à pied, l’écluse fortifiée, bâtie en 1943-1944 pour que les sous-marins gagnent la mer à l’abri, abrite le sous-marin Espadon, de la classe Narval, en service de 1960 à 1985 : avec le Marsouin, il fut en 1964 le premier sous-marin de la Marine nationale à plonger sous la banquise. L’office de tourisme le présente comme le seul sous-marin visitable à flot en France. La visite, audioguidée, dure trois quarts d’heure ; elle n’est pas accessible en fauteuil, et les poussettes sont interdites. Tarifs 2026 : 13 €, 11 € en tarif réduit, 6,50 € de 4 à 17 ans. À côté, EOL raconte l’éolien en mer, et la terrasse de l’écluse porte le canon du Campbeltown, le destroyer de l’opération Chariot. Les visites des Chantiers de l’Atlantique, deux heures en car, partent de la base (21 € en 2026, réservation obligatoire, photos interdites).

Le sous-marin Espadon, coque noire à flot dans l'écluse fortifiée, sous une passerelle où se tiennent deux visiteurs, entre de hauts murs de béton éclairés
Le sous-marin Espadon dans l’écluse fortifiée - KenSwe72 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

Venir, se garer, manger

  • En voiture : Nantes à une heure, La Baule et Guérande à une vingtaine de minutes. Le parking P5, au pied de la base (270 places), est payant en semaine et le samedi, avec la première heure gratuite en semaine et deux heures le samedi ; il est gratuit le dimanche et les jours fériés.
  • Sans voiture : la gare (TGV et TER) est à moins de deux kilomètres ; le bus hélYce H3 et la ligne 6 desservent la base. Des box à vélos attendent dans la base.
  • Accessibilité : alvéoles, exposition, office de tourisme et Escal’Atlantic sont accessibles en fauteuil ; le toit l’est par l’ascenseur ; l’Espadon ne l’est pas.
  • Manger : un bar dans Escal’Atlantic, en fin de parcours ; les restaurants du centre commercial du Ruban Bleu et de l’avenue René-Coty sont à quelques centaines de mètres, ceux du Petit Maroc face à l’estuaire.

Tout le reste de la ville, ses plages et ses balades, est sur notre page que faire à Saint-Nazaire. Au nord, le marais de la Brière commence à vingt-cinq minutes ; à l’ouest, La Baule et Guérande.

Sources13 sources
  1. La base sous-marine de Saint-Nazaire - Saint-Nazaire Renversante.
  2. Toit de la base sous-marine et terrasse panoramique - Saint-Nazaire Renversante.
  3. Escal’Atlantic - Saint-Nazaire Renversante.
  4. Le sous-marin Espadon - Saint-Nazaire Renversante.
  5. Visiter la base sous-marine - Saint-Nazaire Renversante.
  6. Le guide des visites 2026 (calendrier et tarifs) - Saint-Nazaire Agglomération Tourisme.
  7. Histoire(s) de guerres et de paix - Saint-Nazaire Renversante.
  8. La base sous-marine, un patrimoine méconnu, 12 décembre 2025 - Saint-Nazaire Patrimoine.
  9. Au-delà du béton, exposition - Saint-Nazaire Patrimoine.
  10. Infiltrations sur le toit de la base : des travaux en 2027, 16 septembre 2025 - Ville de Saint-Nazaire.
  11. Ancienne base de sous-marins, label Architecture contemporaine remarquable, notice ACR0001234 - base Mérimée.
  12. Base sous-marine de Saint-Nazaire - Chemins de mémoire, ministère des Armées (copie de mars 2025).
  13. Submarine Bunker Alvéole 14 - LIN Architects Urbanists.

Quand partir à Saint-Nazaire ?

D'après 1996-2025

Les journées sèches et douces ont été les plus fréquentes de mai à septembre, avec 21 jours en août.

  1. Août 21 jours
  2. Juin 20 jours
  3. Juillet 20 jours
Voir les douze mois
  • Janv 0 j
  • Févr 0 j
  • Mars 2 j
  • Avri 8 j
  • Mai 16 j
  • Juin 20 j
  • Juil 20 j
  • Août 21 j
  • Sept 20 j
  • Octo 10 j
  • Nove 1 j
  • Déce 0 j

Une journée « sèche et douce » compte moins d'un millimètre de pluie et une température de l'après-midi entre 18 et 30 °C. Nombre de ces journées par mois, observé sur 1996-2025. Ce n'est pas une prévision.

Météo à Saint-Nazaire

Prévisions à 7 jours

Prévisions en cours de chargement…

Source : Open-Meteo

Climat à Saint-Nazaire

Ce qui a été observé sur 1996-2025, à 8 m d'altitude

Le mois le plus chaud a été juillet (24 °C l'après-midi en moyenne), le plus sec août (7 jours de pluie dans le mois). Sur les dix dernières années (2016-2025), les après-midis ont été 0,1 °C plus chauds que sur l'ensemble de la période.

Climat observé à Saint-Nazaire sur 1996-2025, 330 observations par date
Mois Températures Jours de pluie Jours au-dessus de 30 °C
Janvier 13 jours -
Février 11 jours -
Mars 10 jours -
Avril 9 jours -
Mai 9 jours -
Juin 8 jours 2 jours
Juillet 8 jours 3 jours
Août 7 jours 3 jours
Septembre 8 jours 1 jour
Octobre 13 jours -
Novembre 14 jours -
Décembre 14 jours -

Fréquences réellement observées sur 1996-2025, à partir de 330 journées par date. Ce n'est pas une prévision : c'est ce que le temps a fait les années passées. Source : Météo-France, réanalyse SAFRAN-ISBA-MODCOU (SIM2), maille 8 km, Licence Ouverte v2

Que visiter, où manger et dormir à proximité de Saint-Nazaire