Situé en plein cœur des gorges du Tarn, Sainte-Enimie doit son nom à la princesse mérovingienne qui y guérit de la lèpre grâce aux eaux d’une de ses sources.
Cette petite bourgade médiévale se développa autour d’un monastère bénédictin fondé en 951. Grâce à l’implantation d’une communauté de moines, le village connut alors une longue période de prospérité et un nouveau monastère fut édifié au 11e siècle. Cependant à la Révolution française, le pouvoir de l’Église déclina et les moines quittèrent le village. Au 20e siècle le phylloxéra acheva la désertification des lieux en faisant disparaître progressivement les vignobles en terrasses. A partir des années 1950 le village s’orienta avec succès vers le tourisme.
Les maisons massives de calcaire et à colombages s’organisent le long de ruelles sinueuses en pente. Parmi les monuments à ne pas manquer figurent l’église Notre-Dame-du-Gourg du 14e siècle qui possède une céramique retraçant la vie d’Énimie; le monastère fortifié, une abbaye dont ne subsiste que l’entrée, la crypte et la salle capitulaire; l’ermitage, une grotte aménagée au fil des siècles abritant de nos jours une chapelle; enfin la source de la Burle, dans laquelle Énimie se serait baignée et aurait été guérie de la lèpre.